Accepter (verbe)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Verbe |
XII e siècle. Emprunté du latin acceptare, fréquentatif de accipere, « recevoir, accueillir ».
1. Consentir à recevoir quelque chose ; agréer ce qui est proposé, offert. Accepter un cadeau, un legs. Accepter des honneurs. Accepter un emploi, une charge. J'ai accepté leur invitation. Il vient d'
2. Class. Admettre auprès de soi, agréer. Accepter quelqu'un pour gendre, pour époux.
3. Admettre, tolérer ; accueillir avec faveur. Il a su se faire
4. Supporter avec résignation. Accepter un échec, l'adversité, la mort. Accepter son destin.
5. Pron. Il a fini par s'
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Verbe |
Agréer ce qui est offert. "Accepter une donation, une offre, une condition, une tutelle. Accepter un emploi, une charge. J'accepte ce que vous m'offrez. Les ennemis ont accepté la trêve. Le prince a accepté la dédicace de ce livre. Il l'a accepté pour gendre."
"Accepter un défi," S'engager à faire quelque chose dont on a été défié, et particulièrement quand il s'agit d'un duel.
"Accepter le combat," Témoigner que l'on est prêt à soutenir l'attaque de l'ennemi.
"J'en accepte l'augure." Voyez
En termes de Banque, "Accepter une lettre de change," Prendre l'engagement de la payer à l'échéance, en mettant son nom au bas ou en travers du corps de l'écriture, avec le mot "Accepté."
ACCEPTER s'emploie aussi absolument. "Il vient d'être nommé à cette place, on ne sait s'il acceptera."
Dictionnaire d'Emile Littré
| Verbe |
1 Agréer, consentir à, prendre ce qui est offert ou ce qui se présente. Il ne voulut rien
LA BRUY.: « Il fait de fausses offres, mais extraordinaires, qui donnent de la défiance et obligent de rejeter ce que l'on
BOURD.: « De grand coeur j'accepte la condition »
BOURD.: « Dans le fond, il doit se réputer digne des plus mauvais traitements, et les
BOURD.: « J'ai dû prévoir tout cela : que dis-je ? je l'ai même prévu ; et en le prévoyant, je l'ai accepté »
BOURD.: « Il ne rejetait pas ces victimes, il voulait bien les
BOURD.: « Jésus soutint le supplice de la croix, dit l'apôtre, et il accepta toute la confusion de la mort la plus infâme »
FÉN.: « Ce peuple abandonnerait son pays, ou se livrerait à la mort plutôt que d'
CORN.: « J'accepte aveuglément cette gloire avec joie »
CORN.: « Renoncer à la gloire,
CORN.: « Cependant c'en est peu [de prudence] que de n'
CORN.: « Je t'adopte pour fils, accepte-moi pour père »
RAC.: « Et faisons qu'à ses fils il ne puisse dicter Que les conditions qu'ils voudront
RAC.: « Il me fit d'un empire
RAC.: « J'accepte tous les dons que vous me voulez faire »
RAC.: « Il vient en m'embrassant de m'
RAC.: « .... puis-je espérer encore Que vous
VOLT.: « En citoyen zélé, j'accepte votre fille »
VOLT.: « Acceptez aujourd'hui Rome pour votre mère, Son vengeur pour époux, Brutus pour votre père »
VOLT.: « J'entre, je me présente, on accepte ma foi »
2 Accepter un défi, promettre de faire ce dont on a été défié, et, plus particulièrement,
3 Accepter le combat, se montrer prêt à soutenir le combat.
4 J'en accepte l'augure, je souhaite qu'il en soit comme on me le fait espérer.
RAC.: « J'accepte avec plaisir un présage si doux »
5 En termes de banque,
6 Absolument. On tira parole de cet homme qu'il
7 S'accepter, v. réfl. Être accepté. Cela peut s'accepter.
CORN.: « Enfin l'offre s'accepte, et la paix désirée Sous ces conditions est aussitôt jurée »
HISTORIQUE
XIVème siècle
Guesclin, 21367: Que si li rois englois ne voloit acepter Et tenir loialment, sans lui aparjurer, La paix si faitement qu'on l'ot foit ordener
XVIème siècle
MONT.: « Il accepta à prendre du vin qu'il avoit refusé »
ÉTYMOLOGIE
Provenç. acceptar ; espagn. aceptar ; ital. accettare ; de acceptare, fréquentatif de accipere, recevoir, de ad, à, et cipere pour capere, prendre (voy. CAPTURE).
1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Verbe |
Agréer ce qui est offert. "Accepter une donation, une offre, une condition, un parti. Accepter un emploi, une charge. J'accepte ce que vous m'offrez. Les ennemis ont accepté la trêve. Accepter une tutelle. Le prince a accepté la dédicace de ce livre. Je ne veux rien
En termes de Banque, "Accepter une lettre de change," Prendre l'engagement de la payer à l'échéance, en mettant son nom au bas ou en travers du corps de l'écriture, avec le mot "Accepté."
"Accepter un défi," S'engager à faire quelque chose dont on a été défié; et, particulièrement, Promettre de se battre en duel avec celui par qui l'on a été défié.
"Accepter le combat," Témoigner par des paroles, par des gestes, par sa contenance et ses dispositions, que l'on est prêt à soutenir l'attaque d'un ennemi ou des ennemis.
"J'en accepte l'augure," Je souhaite que cela arrive comme on me le fait espérer.
2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
s'emploie aussi absolument. "Il vient d'être nommé à cette place, on ne sait s'il
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Verbe |
Agréer ce qui est offert. "Accepter une donation, une offre, une condition, un parti. Accepter un emploi, une charge. J'accepte ce que vous m'offrez. Les ennemis ont accepté la trève. Accepter une tutelle".
On dit, "Accepter une lettre de change," pour dire, Promettre par écrit de la payer; et, "Acçepter un défi," pour dire, S'engager à faire quelque chose dont on a été défié.
On dit, "J'en accepte l'augure," pour dire, Je souhaite que cela arrive comme on me le fait espérer.
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Verbe |
Agréer ce qui est offert. "Accepter une donation, une offre, une condition, un parti. Accepter un emploi, une charge. J'accepte ce que vous m'offrez. Les ennemis ont accepté la trève. Accepter une tutelle."
On dit, "Accepter une lettre de change," pour dire, Promettre par écrit de la payer. Et, "Accepter un défi," pour dire, S'engager à faire quelque chose dont on nous a défié.
On dit, "J'en accepte l'augure," pour dire, Je souhaite que cela arrive comme on me le fait espérer.
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Verbe |
["Ak-sèpté", 2e "è" moy. 3e. "é" fer. tout bref.] Agréer ce qui nous est offert. Il a, outre le régime direct (l'accusatif,) la préposition "de" pour 2d. régime: '"J'accepte" volontiers "ce" don de votre main.
- L' "Acad." ne met pas d'exemple de ce 2d. régime, mais il est bon.
"J'en accepte l'augûre;" je souhaite que la chôse arrive, comme on me le fait espérer. Cette phrâse est de tous les stiles.
ACCEPTER "un défi", s' engager à faire une chôse dont on nous a défiés.
- "Accepter" une "lettre de change", la souscrire et promettre de la payer à son échéance.
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
Recevoir volontairement, avec agrément. "Accepter une donation, une offre, une condition, un party. les ennemis ont accepté la tréve.
"Accepter une lettre de change," C'est promettre de parole ou par écrit qu'on la payera.
Emplacement dans le dictionnaire :
| accent accentuation accentué accentuer acceptabilité acceptable acceptant | acceptation accepté accepteur acception accés accès | acces accessibilité accessible accession accessit accessoire accessoirement |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Pierre LOTI (Le Mariage de Loti : Rarahu)...où les pêcheurs indigènes revenaient du large dans leurs minces pirogues à balancier ; les femmes du district les attendaient groupées sur la plage, et nous n'eûmes que l'embarras de choisir pour accepter un gîte. L'une après l'autre, les pirogues effilées abordaient sous les cocotiers ; les rameurs nus battaient l'eau tranquille à grands coups de pagayes, et sonnaient bruyamment de leurs trompes de...
Citation n°2 de Pierre LOTI (Pêcheur d'Islande)
...très drôle, - qui est un cri de matelot donnant une idée de vitesse et ressemblant au son flûté du vent. Lui qui parlait avait été obligé de se chercher un remplaçant bien vite et de le faire accepter par le patron de la barque auquel il s'était loué pour la saison d'hiver. De là venait son retard, et, pour n'avoir pas voulu manquer les noces, il allait perdre toute sa part de pêche. Ces motifs...
Citation n°3 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)
...simplement immorale. Il en est de même des manquements à l'honneur sexuel que commet la femme en dehors de l'état de mariage, du fait d'aliéner totalement sa liberté entre les mains d'autrui ou d'accepter d'autrui une telle aliénation. Les sentiments collectifs auxquels correspond le crime doivent donc se singulariser des autres par quelque propriété distinctive : ils doivent avoir une certaine...
Citation n°4 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)
...varient toujours dans le même sens et le même rapport. Cependant, un organisme qui, en principe, se plairait à des choses qui lui nuisent, ne pourrait évidemment pas se maintenir. On peut donc accepter comme une vérité très générale que le plaisir n'est pas lié aux états nuisibles, c'est-à-dire qu'en gros le bonheur coïncide avec l'état de santé. Seuls, les êtres atteints de quelque perversion...
Citation n°5 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)
...; si donc elle ne tient pas à la personne des individus, à leurs services sociaux, elle fausse les conditions morales de l'échange. Si une classe de la société est obligée, pour vivre, de faire accepter à tout prix ses services, tandis que l'autre peut s'en passer, grâce aux ressources dont elle dispose et qui pourtant ne sont pas nécessairement dues à quelque supériorité sociale, la seconde fait...
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